Téléphoner par internet
La téléphonie par internet ou «VoIP» (pour Voice Over the Internet Protocol) n’est plus ne devrait plus être quelque chose réservé aux technophiles avertis. Aujourd’hui tout le monde peut en tirer parti et surtout faire des économies tout en se passant des redevances indécentes que demandent encore les opérateurs de télécom historiques.
Pour téléphoner par internet, rien de bien compliqué pourtant. Tout d’abord, il faut un fournisseur de service. C’est lui qui établira la « passerelle » entre le net et le réseau de téléphonie terrestre et gsm traditionnel.
Votre fournisseur de service peut également vous louer mensuellement ou annuellement un numéro de téléphone fixe, ce qui permettra à vos correspondant de vous joindre à un numéro de téléphone local.
Après quoi, pour utiliser les services de votre fournisseur, vous avez plusieurs possibilités, mais en bref, résumons les à deux: soit utiliser un logiciel de téléphonie sur un ordinateur connecté à internet, soit (et/ou) utiliser un téléphone IP, qui se branche directement sur votre modem/routeur avec un câble réseau traditionnel RJ45 et qui fonctionne comme un téléphone autonome normal.
Communiquer avec les extraterrestres (ou quand WinMail s’impose)
Les extraterrestres sont nombreux. Ils parlent leur langue, une langue propriétaire qu’on leur a imposée, parfois difficile à déchiffrer, même pour les experts linguistes.
À plusieurs reprises, j’ai invité quelques extraterrestre à s’approprier les bases de la langue libre et universelle que j’aime pratiquer.
Mais ils ont continué à m’envoyer, par courriel, de part leurs superbes interfaces outlookéennes, leurs pièces jointes, à répétition encodées dans des fichiers illisibles par mon traducteur libre pourtant hautement polyglotte et de facture internationale.
Lire: certains utilisateurs utilisent les paramètres par défaut, spécifiques aux programmes de Microsoft (dans Outlook par exemple), ce qui fait que, dans un programme de messagerie non-Microsoft (Mozilla Thunderbird, par exemple), les pièces jointes apparaissent dans un fichier « winmail.dat ». Le correspondant subit, l’émetteur impose ses réglages non-libres !
Mais revenons à nos extraterrestres, comment faire pour lire ces WINMAILS et rester zen ?
1) Si ce n’est pas à répétition, on peut installer ytnef pour extraire les fichiers, une fois enregistrés, depuis votre courriel, sur votre ordinateur:
Installation du programme: sudo aptitude install yntef
Extraction du fichier: ytnef -f . winmail.dat
2) Mais si cela arrive souvent, cela est vite pénible et agaçant, sachant que votre programme libre respecte et connait parfaitement bien les standards web. Mais un nouvel addons pour thunderbird vient à la rescousse: LookOut ! Il fallait le savoir! (C’est pour ça que je vous le dit!)
Une fois installé, en plus de suspectes pièces jointes « winmail », les autres pièces jointes attendues seront maintenant accessible normalement, comme avec quelqu’un qui utilise des standards.
Maintenant, vous pourrez continuer à communiquer avec les extraterrestres (même s’ils ne changent pas!)!
Vous utilisez Outlook? Remarque: Si, d’une part, un de vos correspondants se plaint de ne pas pouvoir lire vos pièces jointes, qu’il les décrit comme se limitant à un fichier unique et illisible nommé « winmail.dat » et que, d’autre part, vous utilisez Outlook (ou un programme semblable), évitez la grossière erreur de penser que le problème est chez votre correspondant. L’origine de ce problème d’interopératibilité (le mot est lâché, enfin!) est chez vous et vous êtes responsable.
Notons également qu’il serait incorrect de faire, une fois de plus, le procès de celui qui respecte les standards de communication, utilise des programmes libres et opensources et qui se positionne, par conséquent, de façon neutre techniquement parlant (sans, par exemple, appuyer les choix stratégiques et marketing imposés aux utilisateurs par l’industrie IT américaine)…
Manifeste pour le domaine public
Le domaine public a enfin son manifeste ! Développé dans le cadre du réseau de recherche européen sur le domaine public, COMUNIA, le manifeste se propose d’actualiser la conception de ce qu’est le domaine public au 21e siècle, à l’heure d’internet et des échanges informationnels (numériques). Le manifeste formule également un certain nombre de recommandations. En espérant qu’elle seront entendues et que le manifeste soit diffusé et d’usage, dans l’intérêt du plus grand nombre. Extrait de l’introduction du manifeste dans sa version française:
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Le domaine public, tel que nous l’entendons, est constitué de toute la richesse des informations qui sont accessibles et utilisables sans les obstacles habituellement associés à la protection par le droit d’auteur et le copyright. Cela peut être parce que ces productions sont libres de droits, ou parce que les détenteurs de ces droits ont décidé de lever les obstacles liés aux droits restrictifs. Dans ce sens, le domaine public est la base de notre compréhension de nous-mêmes, telle qu’elle s’exprime dans notre savoir partagé et notre culture. C’est la matière première à partir de laquelle de nouvelles connaissances et de nouvelles œuvres culturelles sont créées. Le domaine public agit comme un mécanisme de protection qui garantit que cette matière première est disponible à son simple coût de reproduction proche de zéro — et que tous les membres de la société peuvent construire en l’utilisant. L’existence d’un domaine public prospère et en bonne santé est essentiel au bienêtre social et économique de nos sociétés. Le domaine public joue un rôle essentiel dans les domaines de l’éducation, de la science, du patrimoine culturel et de l’information issue du secteur public. Un domaine public riche et bien entretenu est l’une des conditions pour que chacun, où qu’il soit dans le monde, bénéficie des principes de l’article 27(1) de la Déclaration universelle des droits de l’Homme (« Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. »).
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En savoir plus:
- Le site du manifeste :
http://publicdomainmanifesto.org/ - Les traductions du Manifeste :
http://publicdomainmanifesto.org/node/9 - Annonce sur le portail du réseau de recherche COMUNIA :
http://communia-project.eu/node/359 - Annonce sur le site de Philippe Aigrain, acteur du manifeste et auteur de plusieurs ouvrages sur le thème des biens communs et de la propriété intellectuelle :
http://paigrain.debatpublic.net/?p=1468
Vos papiers!
Les 7 péchés de Windows 7
Pour les personnes qui ont toujours eu l’habitude d’utiliser un environnement de travail de type Microsoft Windows, après Windows XP et Windows Vista, ce sera bientôt au tour de «Windows 7» de s’imposer à elles.
La Free Software Foundation, association militant pour la promotion et l’utilisation de logiciels libres et open sources, comme GNU/Linux, OpenOffice, Firefox, VLC, pour n’en citer que quelques-uns, vient de lancer une campagne baptisée «Windows 7 Sins» (Windows 7 / 7 péchés).
Comme vous l’aurez compris, après celle de «Bad Vista» en son temps, cette campagne s’attaque de front au futur Windows 7, qui débarquera prochainement. Mais que reproche-t-on à Microsoft et à son nouveau système d’exploitation?
- 1. Le lobbying dans le milieu de l’éducation: Aujourd’hui, la plupart des enfants en contact avec des ordinateurs n’apprennent à utiliser les programmes que d’une seule boîte: Microsoft. La raison pour laquelle Microsoft dégage tant de moyens «au service» de l’éducation est facile à comprendre. De cette façon, Microsoft entretient son monopole, tandis que l’argent public est utilisé en faveur d’une logique de dépendance plutôt que de favoriser l’émancipation technologique.
- 2. L’intrusion dans la vie privée: Microsoft utilise des logiciels tels que Windows Genuine Advantage pour inspecter le contenu des disques durs des utilisateurs. Les utilisateurs sont par ailleurs tenus d’accepter les conditions des licences de façon unilatérale pour pouvoir utiliser ces programmes.
- 3. La position de monopole: Pratiquement tous les ordinateurs neufs vendus disposent d’un système d’exploitation Windows pré-installé dessus, sans que d’autres alternatives ne soient proposées (alors qu’elles sont nombreuses à exister). Microsoft va jusqu’à imposer ses exigences aux fournisseurs de matériel afin de s’assurer que chaque machine vendue dispose de son propre système d’exploitation alors qu’une demande existe pour acheter des machines sans système d’exploitation ou avec des systèmes «alternatifs».
- 4. Les restrictions de libertés des utilisateurs (lock-in): Microsoft pousse régulièrement ses utilisateurs à installer de nouvelles versions de logiciels, en supprimant le support d’anciennes versions de Windows ou de Office par exemple. Les anciennes versions deviennent alors incompatibles et les documents illisibles malgré le «besoin» de renouveler les machines pour pouvoir utiliser des versions plus récentes.
- 5. Sa manipulation des normes: Microsoft n’hésite pas à jouer de son influence pour bloquer les processus de normalisation des formats de documents libres, comme l’Open Document Format, qui menacerait le contrôle qu’il a sur les utilisateurs via des formats propriétaires Word. L’avantage d’utiliser des formats standards est pourtant de garantir l’accès à l’information de manière pérenne. A contrario les versions successives de «.doc» de Microsoft ne sont pas compatibles entres elles et beaucoup de documents sont aujourd’hui inutilisables, quelques années seulement après leur création. Tout le monde en paie le prix inutilement.
- 6. Le déploiement de DRM (Digital Restrictions Management): Avec Windows Media Player, Microsoft travaille en collusion avec les grands groupes de médias qui imposent leurs restrictions sur la copie et la lecture des médias de manière active. De part son statut de «bien immatériel», les DRM limitent la pleine jouissance d’un bien acquit en toute légalité (vous ne pouvez plus exercer librement votre droit à la copie privée par exemple).
- 7. Le manque de sécurité pour utilisateurs: Windows a une longue histoire en terme de failles de sécurité. Ces dernières permettent la propagation de virus et rendent possible le contrôle distant d’ordinateurs dans le but de créer des réseaux d’ordinateurs-spammeurs. Sans ces failles de Windows, ces problèmes de sécurité pour tous n’existeraient peut-être pas aujourd’hui. Puisque le code source de Windows n’est pas accessible (le code est propriétaire et donc fermé) tous les utilisateurs (ainsi que les écoles, les services publics, les associations, les professionnels, etc.) sont directement dépendants de Microsoft pour résoudre ces problèmes.
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Le moment venu, ce sera peut-être l’occasion de passer à un système d’exploitation libre comme GNU/Linux. Pensez-y ! De nombreuses personnes sont prêtes à vous aider!
Pour en savoir plus, consultez le site de la campagne: http://windows7sins.org et soutenez le FSF!
Texte librement traduit, adpaté et augmenté. D’après le communiqué de la FSF sur: http://windows7sins.org
Podcast: Les Libertés Publiques

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De plus en plus dans chaque geste de notre vie quotidienne les nouvelles technologies s’invitent. Elles nous rendent service bien sûr mais nous identifient, nous localisent, nous tracent aussi.
Il en est de même pour nos recherches sur Internet ou pour la constitution de fichiers qui nous classent selon des critères qui nous échappent et recèlent des informations qui ne sont pas toujours exactes. Loin de là. Nombreuses sont d’ailleurs les institutions à s’émouvoir des risques de ces avancées technologiques sur nos libertés individuelles.
Il y a peu de temps encore la Commission Nationale informatique et liberté la CNIL rendait son 29è rapport annuel. Dans une certaine indifférence il faut bien le reconnaitre.
Pourtant en près de 40 pages cette commission indépendante qui emploie 132 personnes pour veiller sur nos libertés informatiques recense les dérapages, les erreurs et les manquements constatés tant dans la gestion et la constitution des fichiers de police que dans l’installation de système de vidéosurveillance ou de biométrie. On y découvre quelques chiffres qui font froid dans le dos.
Par exemple 83% des fichiers de Police contrôlés en 2008 par la commission étaient « inexacts, erronés ou périmés ».
On entendra d’ailleurs au sujet des fichiers de police le président de la CNIL, Alex Türk dans la seconde partie de cette émission.
Nous aborderons aussi la question de la vidéo surveillance avec le point de vue d’Alain Bauer, un des conseillers du président de la République en matière de sécurité.![]()
«Les libertés publiques»,
dans Microscopie du 13 juin 2009,
une émission de Radio France Internationale:
Partie 1
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Partie 2
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